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Précurseurs véritables des impressionnistes, les peintres de l’Ecole de Barbizon épris de plein air et d’indépendance, se placent en marge de l’académisme officiel, dans le sillage du paysagisme anglais mis à l’honneur depuis 1824, et du paysagisme hollandais.
La genèse et l’évolution de groupe de Barbizon, installé à la lisière de la forêt de Fontainebleau, ne sont autres que celle du paysage français du 19 ème siècle ou le simple décor devient définitivement un thème pictural majeur. Ils évoluent entre un romantisme qui peut-être sombre tel Paul Huet ou en pratiquant des empâtements aux couleurs étincelantes comme Félix Ziem, et un réalisme qui glorifie la France rurale et le travail de la terre comme Jean-François Millet.
C’est ainsi que l’école de Barbizon, fondée par Théodore Rousseau en 1836, est l’épanouissement d’une école naturaliste qui fait référence aux sites, à la lumière, aux éléments atmosphériques. Cette école française nous fait découvrir une génération de peintres paysagistes que sont les chefs de file – Courbet, Rousseau, Corot -, les maîtres – Diaz de la Pena, les frères Dupré -, les disciples – Trouillebert , Lavieille , Flers, Huet, Troyon, - mais aussi tant d’autres isolés et encore méconnus.
Cette myriade d’artistes, souvent ignorés, réapparait sur la scène à la faveur d’expositions organisées par les galeries et les musées. Cette richesse picturale du 19ème siècle est en constante mutation et c’est la raison pour laquelle Alain Letailleur s’en est fait depuis longtemps une spécialité. |